Chargement en cours...
Les Thermes
Fresque
Facade
Vue
Les Thermes

L'oeuvre de Jean Nouvel

La collaboration avec Jean NOUVEL, rendu célèbre par la création de l’institut du monde arabe a été initiée dès 1989. Le projet initialement proposé s’appliquait aux Baignots. Mais, à la surprise générale, le projet présenté et voté à la quasi-unanimité au conseil municipal du 5 juillet 1990 ne concernait plus les Baignots qui furent fermé deux ans plus tard mais un nouvel Hôtel des THERMES, succédant à la démolition de l’ancien.

LES THERMES jouxtent donc respectueusement le Splendid et allient de façon unique le calme des berges de l’Adour et la proximité immédiate du centre-ville. LES THERMES ont adopté le gabarit et l’alignement ainsi qu’une ligne de toiture cintrée qui rappelle les arches du Splendid.

LES THERMES présentent des façades simples et égales, entièrement vitrées mais dérobées au regard par des persiennes de cèdre rouge du Canada qui occupent toute la surface. Avant-gardiste par le choix des matériaux et leur assemblage (métal, bois et verre), ce bâtiment ne laissa personne indifférent.

Jean NOUVEL expliquait son œuvre : « c’est le petit frère du Splendid, l’un devrait valoriser l’autre ».

La disposition des chambres et des soins en périphérie du bâtiment donne à chacun une vue et une luminosité exceptionnelle. LES THERMES jouissent d’une luminosité exceptionnelle grâce à l’atrium de près de 400m², aux vitrages périphériques et à l’ouverture des coursives à chaque étage.

Construction de 1990 à 1992 et inauguré en 1992. Surface : 4 516m2

Le soleil noir de la mélancolie par  Danielle Justes

Cette œuvre en pierre, noire et blanche, marque le sol d’entrée de la résidence des THERMES Jean Nouvel.

Elle a été réalisée, in situ, en 1992 par l’artiste-auteure Danielle JUSTES qui est installée à Gamarde-les-bains.

Cette artiste crée des œuvres uniques dans l’espace public. 

« Elle veut que les spectateurs, au lieu de se trouver devant une image comme lorsqu’on regarde un tableau, se trouvent dans l’image, qu’ils traversent l’image…Qui veut voir l’œuvre entière, sans obstacle et sans fragmentation ou déformation dynamique de sa perspective, doit s’installer dans les étages supérieurs ». Gaby Dolff-Bonekäemper, historienne de l’art, professeur de conservation du patrimoine urbain à l’université technique de Berlin. Art urbain, Art humain, de pierres et métal, d’arbres et d’eaux. L’œuvre de Danielle Justes, éditions Overworld, 2009

Cette œuvre est un hommage posthume à Yves BRUNIER (1962 -1991), architecte paysagiste, en charge de l’aménagement paysager de la résidence des thermes. 2

La mosaïque d’entrée se déroule comme une séquence filmée, un arrêt sur quatre images, quatre plans en noir et blanc. Des bandes latérales, aux couleurs alternées, soulignent une lisière de part et d’autre  du tapis et rappellent les bords d’accroche d’une pellicule cinématographique.

La composition est une succession de collages de signes hybrides, très stylisés, qui synthétisent la démarche plastique de Yves Brunier ou des extraits de sa vie :

Le voyage, avec la silhouette de ce caribou noir qui traverse l’image blanche, Le temps qui  passe,

La vie, la mort  avec  le soleil noir et les montagnes d’Evian qui sont la copie agrandie du graphisme présent  à l’époque sur les bouteilles d’eau minérale d’Evian, ville dans laquelle Yves BRUNIER est né puis prématurément décédé.

Le quatrième plan reprend le vocabulaire singulier du paysagiste qui colle et hybride le paysage de signes cooptés du quotidien : objets, machines, signalisation… 

Danielle JUSTES a choisi un matériau noble, le marbre,  pour réaliser cette œuvre pérenne et le pavé taillé comme médium.

Le marbre provient de deux sites remarquables : le marbre blanc veiné de gris, extrait des carrières de Carrare en Italie et le marbre noir veiné de blanc, extrait des carrières du village de Marquina prés de Bilbao. Des blocs de marbre ont été débités spécialement pour ce pavement en petits pavés de six  centimètres. Le choix de ce petit format est esthétique : il permet une pose dynamique et une affirmation des lignes de composition des espaces.

L’ œuvre a été créée in-situ par Danielle Justes  et un compagnon poseur. Des silhouettes/gabarits en métal, à l’échelle 1, réalisés à partir des dessins préparatoires de l’artiste puis implantés dans le mortier frais,  ont facilité la pose d’ensemble des différents tableaux.

Chaque pavé a été retaillé très finement pour dessiner des lignes pures et dessiner des aplats très marqués.

Cette œuvre exposée dans un lieu de passage tend  à considérer l’espace architectural de Jean Nouvel,  et  l’aménagement paysager de Yves Brunier,  comme une unité, pour s’y intégrer et s’y inscrire en entre-deux.

A propos de Yves Brunier, architecte paysagiste

Diplômé de l'École nationale supérieure du paysage de Versailles,  en seulement cinq années d'activité professionnelle Yves Brunier produit une quinzaine de projets d’aménagements paysagers.

Ses recherches portent un regard nouveau et singulier sur l'espace au-delà du domaine strict de sa discipline.

Son travail, alliant des effets visuels extrêmement forts à une approche complètement nouvelle du paysage, révéla un talent exceptionnel.

Il puisait sa très grande liberté conceptuelle à la fois dans une attitude critique rigoureuse et dans une attention particulière portée aux individus, aux lieux et aux choses.

Avec Rem Koolhaas, il réalise le Museum Park à Rotterdam, le jardin de la Villa dall'Ava à Saint-Cloud, la première version du projet du parc urbain pour Euralille (non réalisé).

Avec Willem Jan Neutelings et Franck Roodbeen, il intervient au siège du centre européen des Brevets à La Haye (non réalisé) ; des jardins particuliers en Gironde et en Belgique.

Avec Jean Nouvel, les jardins de l'Hôtel Saint-James à Bouliac, la place du Général Leclerc à Tours (devant le Centre international de congrès de Tours) et les abords de la résidence des thermes à Dax.